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John Baladria
Baladria
Sexe Masculin
Race Humain
Classe Haut-père
Location Esprit du Dalada
Status Mort
Professeur(s) E'lorel Ailes-de-l'aube


"Ne me faites pas les gros yeux Dameriantrius, il le fallait, vous le savez tout aussi bien que moi."


- Le père Baladria au Pontife Dameriantrius -










Le coupable

Où que l'on aille et quoi que l'on fasse, une mauvaise graine s'immisce toujours dans les cultures les plus généreuses car cette culture est la proie des affamés. John Baladria était un fervent croyant, cueilleur et marchand dans une ferme à la marche de l'Ouest. Cet homme à l'attitude peu recommandable était cependant très tourné vers l'argent et il tenta sa chance dans une carrière de voleur mais l'homme qu'il décida de voler n'était pas n'importe qui. En effet, E'lorel qui voulait lui acheter de bons fruits se fît dérober sa bourse par le cueilleur. Le Prophète partit avec ses fruits et laissa derrière lui son argent. Frissonnant face à l'acte qu'il venait de commettre, John regarda dans la bourse, à l'abri des regards. C'est avec surprise qu'il découvrit pas moins de dix pièces d'or avec, tout au fond, un mot qu'il s'empressa de jeter, trop concentré sur son argent avec lequel il partit immédiatement acheter de nombreuses choses, de la nourriture, des chevaux, des vêtements. Puis, un soir, la fenêtre de chez lui fût ouverte, il regarda dehors, rien. Il y avait un mot à ses pieds qui disait : "Rejoinds moi, je suis devant ta porte."

Effrayé, John s'enferma chez lui à double tour, prenant son arme à feu et se collant à la porte. La nuit passa tranquillement mais au matin, John fût réveillé par une véritable foule en face de chez lui, des gens hurlaient, il y avait des gardes de Hurlevent, tous voulaient se faire rembourser, dédommager et voir Baladria mort au bout d'une corde. Les pièces qu'il avait donné étaient en fait des morceaux de terre. Pendant que la foule lui hurlait dessus, il vît un mot à ses pieds, porté par le vent. Dessus, il était écrit : "Ce n'est pas de ta faute pour les pièces, dis leur qu'un homme te les a donné pour des fruits. Ensuite, pour appaiser leur colère, offre leur tous tes biens et alors tu ne seras pas pendu."

Terrifié, John fait ce qui est écrit sur le mot et offre sa maison. Le soir même, il se retrouve au bord de l'eau, seul face à son malheur et tellement coupable qu'il se disait que la lumière l'avait châtié.

C'est alors qu'E'lorel posa sur lui une couverture chaude qui lui semblait lumineuse et lui dit alors : "Viens avec moi."

L'homme perdu finit par suivre E'lorel et apprendre ce qu'il enseignait, il fût séduit par son enseignement et devînt au bout de quelques années un Prêtre Balina et rejoignit le cortège de la lumière.

Le Père Baladria était dans un véritable cocon où il était respecté et obéissait, éternellement reconnaissant envers son maître.

Cependant, lors du combat dans le cercle cauchemardesque, Baladria commit un acte qui fût condamné par les Haut-pères. En effet, c'est lui qui offrit E'lorel au sacrifice à la Bête, usant de ses pouvoirs afin qu'il se retrouve face à elle. E'lorel répondit à l'acte en ouvrant les bras à la Bête et en s'offrant au sacrifice auquel son disciple l'avait poussé.

Ce fût le Père Baladria qui entraîna la mort d'E'lorel et quand les Haut-pères l'apprirent, ils voulurent le tuer. C'est alors qu'E'lorel leur dit : "Ce n'est pas de sa faute si je suis mort, dis leur qu'un homme t'as donné le droit de le faire contre de bons fruits. Ensuite, pour appaiser leur colère, offre leur tous tes biens et alors tu ne seras pas condamné."

Face à ces paroles, le Père Baladria s'effondra en larmes, se rappellant de ce pourquoi E'lorel était venu le chercher, pour le voler et subir ce même sort contre le salut éternel. 

C'est ainsi que le Père Baladria fût pardonné par ses frères, au moment même où il accepta de se livrer au sacrifice, offrant son esprit à celui du Dalada. 

Le père Baladria voulait en fait livrer E'lorel car il avait prit conscience que ce dernier se devait de faire face au monstre qui l'appartennait, E'lorel se refusant à se tuer lui-même laissa cette liberté à celui qui voudrait bien lui offrir.