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Pronaris Vénegarde
Pronaris3
Sexe Masculin
Race Humain
Classe Champion d'E'lorel
Location Le Cercle
Status Mort
Professeur(s) Aretare, E'lorel
Apprenti(s) Solomon
Alignement Bienveillant


"N'ayez pas la présomption de me juger ou de pouvoir apprécier mes méthodes, pauvre aveugle sans cervelle. Vous ne pouvez pas appréhender la subtilité de la tâche que j'ai entreprise, ni les suites de mon échec."

- Inquisiteur Pronaris à un prêtre de la cathédrale de la lumière. -







Un véritable damné

Le chasseur de sorcier Pronaris est le fils adoptif de l'inquisiteur Aretare, un des serviteurs les plus douteux de la cathédrale de la lumière connu notamment pour avoir utilisé l'ombre dans le but d'asservir ses sujets à la foi envers la lumière. Extremiste par nature, tout comme son père, Pronaris était pourtant un orphelin ordinaire de Hurlevent qui ne connaissait rien de ses origines. Solitaire par nature, il va souvent à la cathédrale de la lumière ou traine dans les rues jusqu'à tombé sur Aretare qui en fait son fils contre quelques pièces d'argents. Père difficile et violent, il malmène régulièrement le jeune garçon pour lui apprendre à devenir dur et à avoir foi en la lumière qu'il doit prier tous les jours, à genoux sur du verre brisé. A l'âge de 8 ans, il subit déjà des attaques psychiques qui le terrorisent. Pour ne pas sombrer dans la folie et se rappeller de la lumière, il se brûle régulièrement avec des bougies, seul moyen de ne pas perdre l'esprit. Il apprend les vertues sacrées et les saintes écritures par coeur mais n'arrive jamais à appeller ou à manier les arcanes sacrés, ce que son mentor réprime avec une très grande sévèrité. Après des années de durs labeurs, son père adoptif se résigne finallement à l'entrainer aux pouvoirs psychiques pour tourner les esprits vers la foi. A l'age de 15 ans, Pronaris s'amuse déjà à faire obéir les gens de façon très subtil en leur parlant simplement ou en les interrogeant. Aretare l'entraine à manipuler l'épée de façon très intensives, tous les jours, Pronaris doit se lever à 3h du matin, prier pendant 5h, s'entrainer à l'épée durant 7h sans repos puis il a le droit de mangé et de boire pour enfin dormir et recommencer. Il devient prêtre à la cathédrale de la lumière par ordre de son père jusqu'à ses 22 ans. Il était alors envoyé pour interroger une pauvre femme qui avait perdue sa famille dans une attaques de goules. Avec un grand sang froid, il utilisa volontier ses pouvoirs psychiques pour la faire parler et savoir tout ce qui était arrivé, la pauvre, déjà sous le choc, eut l'esprit détruit et il brûla son corps pour que jamais elle ne soit retrouvée. A son retour, un prêtre qui avait des soupçons le prit à part et l'accusa d'utiliser les pouvoirs interdits, ce serait là que Pronaris déclara:

"N'ayez pas la présomption de me juger ou de pouvoir apprécier mes méthodes, pauvre aveugle sans cervelle. Vous ne pouvez pas appréhender la subtilité de la tâche que j'ai entreprise, ni les suites de mon échec."

Quelques années avant, son père avait déjà été pendu pour le même motif...

Il fût donc exclu comme un monstre, un démon et décida de partir en exil. Il cracha volontier à la face de quelques prêtres qui ne lui répondirent pas.

Pronaris devient alors chasseur de sorciers, il traque sans relâche les nécromanciens, les démonistes et les magiciens trop prétentieux. Il parvient à arrêter notamment le réveil d'une terrible abomination en détruisant un sorcier et ses sbires avec une fureur vite remarquée par la croisade qui n'eut jamais le temps de le recruter.

Quelques années plus tard, il fut capturé et enfermé durant un an, par un nécromancien, pendant lequel il subit de nombreuses tortures pour être asservi au fléau mais il réussit finallement à se libérer lors d'un assaut de la croisade écarlate. Lors de ses nombreuses expeditions, il se rend dans les cryptes de l'ancienne Stromgarde et trouve dans un tombeau une épée qui flamboie lorsqu'il la touche. Ses pouvoirs de l'ombre, associés à cette lame bénite, firent naître une épée qui brûle du feu sacré. Il commence alors à s'interresser à la manipulation des flammes, très efficasses pour détruire les restes des impurs et des hérétiques. Avec la grande richesse de son père et celle de quelques familles des maleterres qu'il avait volé pour ne pas que leur fortune tombe entre de mauvaises mains, il se fait fabriquer un grand manteau de cuir, un chapeau et des gants, prévus pour résister aux flammes et notamment à celles de l'épée qui ont tendance à lui brûler la main. Pour quelques pièces de plus, il se construit un véritable arsenal de guerre en placant notamment des minis lances-flammes dans ses manches à une seule charge qu'il doit toujours remplacer. Il trouve aussi un liquide extrêmement précieux, l'eau de stratholme qui semble réagir avec son épée et qu'il se procure via l'avant poste cramoisie grâce auquel il peut bénir certains endroits. A l'age de 67 ans, préserver par les pouvoirs de l'ombre, doté d'une foi irréprochable et d'une volonté capable de briser les esprits les plus récalcitrants, il décide de rejoindre la croisade écarlate qu'il considère comme juste. Il devient très vite inquisiteur de par ses facultés et critique ouvertement les méthodes du générallissime Isildren qu'il considère comme laxciste et naïf. C'est durant une expédition vers Stratholme que ce dernier trouva la mort à cause de "son manque de vigilence".

Pronaris sera amusé par la nouvelle et se permettra de déclarer : "Tel est le sort des faibles mon ami."

C'est durant la succession du généralissime, que Pronaris devient Grand Inquisiteur et réprime avec force toutes tentative d'infiltration du fléau.

Il ne supporte pas les croisés, pour lui ce n'est que du bétail bon à brûler quand il a servis car ils finissent tous un jour par servir l'ennemie. Par analogie, il montre avec une grande logique qu'un prêtre, qu'un démoniste ou toute personne qui manipule la magie noire en la dominant ne finit jamais contraind par le fléau. La prière est pour lui, le seul moyen de garder un équilibre psychique conséquent ainsi que la foi. Il est toujours accompagné d'un loup très grand qui lui obéit au doigt et à l'oeil, on pense même qu'il aurrait une emprise psychique sur cet animal à qui il ordonne parfois de tuer dans un terrible bain de sang.

De par les nombreux sévisses qu'il a subit étant enfant et les tortures que le fléau lui ont faites subir, Ponaris possède un caractère très endurçi et ferme ainsi qu'une très grande résistance à la douleur.



Une voie de rédemption

Bastion écarlate de Rackmar, il y a plusieurs années en un jour pluvieux, des gardes écarlates courent dans la boue pour arriver à l'entré en renfort dans ce contexte brûmeux.

_ "Magnez vous d'rejoindre l'entré et plus vite que ça ! On a pas toute la journée ! S'écria un capitaine exigeant.

Le bastion était plutôt modeste, c'était un simple avant-poste sans prétention mais celui qui le dirigeait avait une main de fer et punissait avec sévèrité ses opposants. Quelques minutes après la légère agitation qu'avait apporté le mauvais temps, les nuages s'écartèrent et le temps devint soudainement beau, la brûme s'était vite dissipée. Les soldats guettaient tout de même les alentours avec vigilence. Soudain, ils fûrent surpris par une lueur au loin, peut-être était-ce une explosion... Deux gardes se précipitèrent pour voir ce qu'il en était et virent sur place une sorte de lueur blanche qui semblait les éblouir, ils tentaient de la voir mais leurs yeux ne leur permettaient pas. Puis, ils virent qu'une silhouette était présente dans cette éclat et à l'instant même où celle-çi leur fît face, ils tombèrent à genou face à une telle pureté tout en lâchant leurs armes.

_ C'est un miracle ! Se dirent-ils tout en levant la tête.

La silhouette était désormais moins lumineuse, on apperçevait bien un vieil homme vêtu d'une robe blanche et jaune qui les regardait avec douceur et des yeux étincelants, sa bouche était protégée par une écharpe noire et blanche, il avait un médaillon flamboyant qui y était attaché.

_ Bonjour mes égaux, je suis E'lorel.

_ E... E'lorel.. Êtes-vous un saint ? Un messager de la lumière ?

_ Je viens parler à l'inquisiteur Pronaris, voudriez-vous m'escorter jusqu'à lui ?

Les écarlates reprirent leurs armes et se mîrent à sourire tout en fixant le vieil homme avec un certain emerveillement sur leur visages.

_ Bien sûr, avec plaisir, s'exclama l'un d'entre eux.

Ainsi, les deux gardes se mîrent à guider E'lorel au bastion et les écarlates, sans savoir pourquoi, se mîrent à baisser les yeux face à lui et d'autres pleurèrent comme si ils devenaient soudainement sensibles à quelque chose. Beaucoup quittèrent leurs postes pour suivre cet étrange personnage auréolé de lumière. Ils montèrent tous ensemble les escaliers qui menaient au haut de la tour où se trouvait Pronaris. Finallement, E'lorel fît face à Pronaris qui lui ne se résigna pas si facilement mais ne pût pas non plus le regarder, arme en main, il se méfiait du vieil homme.

_ Qui es-tu ? Pourquoi mes hommes te suivent ? Que leur as-tu fait ?!

_ Je suis ce que tes hommes voient, ils me suivent car ils me voient, je leur ai fais voir qui j'étais.

_ C'est une blague ? Tu les soumets à ton autorité, pour qui te prends-tu ?

_ C'est une plaisanterie en ce qui te concerne à toi qui ne me voit pas, comment peux-tu comprendre les causes ? Je ne les soumets pas, ils comprennent qu'il le faut d'eux-mêmes face à la droiture.

_ Ils te regardent comme des fanatiques, cesse de parler comme un homme raisonnable, tu es un manipulateur.

_ Si ils me suivent, c'est que leur manipulation prend fin, un fanatique place ses espoirs en quelque chose qui peut être positif même si ils commettent des actes odieux, ainsi si tu commets de tels actes sans l'excuse d'être fanatique tu es un être avec moins de coeurs que ces gens qui me suivent.

_ Mais pas sans cervelle !

_ C'est exact, encore faut-il l'user de telle manière à comprendre les choses pour me voir, eux n'ont pas besoin comme tu le vois. Cela est difficile pour toi de voir les conséquances sans connaître les causes, ne sois pas sur la défensive face à ce que tu ne comprends pas.

_ Hein !.. Pronaris déglutit et lâche son épée comme si il était terrifié, ce qui ne lui ressemblait pas.

_ Tu ne vas pas avoir besoin d'arme pour te défendre mais de vérité car il va falloir entrer en paix dans ton coeur si tu veux un jour avoir une idée de ce qu'est une juste lutte.

_ Je.. n'ai pas besoin de toi !

_ Non, c'est exact mais mon aide peut-être utile si tu veux un jour être ce dont tu as toujours rêvé au fond de toi, être un paladin, un serviteur de la lumière véritable.

Sur ces dernières paroles, l'inquisiteur tomba à terre, il sentit qu'il ne pouvait rien cacher à l'homme qui lui faisait face et semblait tout savoir de lui. E'lorel se retourna et partit, Pronaris se leva et le suivit, sans dire un mot.

Quelques jours plus tard, celui qui était autrefois inquisiteur, un véritable barbare, un tortionnaire se cachant derrière la lumière pour justifier sa noirçeur, devînt bien plus. Il devînt un paladin, le second champion d'E'lorel. Sa garde personnelle le suivit et parmi eux, il y avait Solomon, celui qui serait, un jour, le troisième champion.

Pronaris est connu pour être l'un des champions qui fût le plus sage mais il perdit très vite sa fermeté au fil du temps et c'est peut-être cela qui le poussa à abandonner son rang et à offrir sa place au bout de quelques mois, il est aussi dit qu'un accident l'aurait empêché de continuer à se battre.

Parmi ses haut-faits, Pronaris a notamment combattu à Stratholme et permis de sauver la vie de plusieurs personnes qui étaient piégées dans les flammes et assaillis par les mort-vivants. Durant cette bataille, Pronaris perdit sa garde d'honneur et fût blessé par une poutre qui s'effondrait. C'est Solomon, son fidèle serviteur, qui le protégea pendant qu'il ne pouvait plus bouger et qui l'aida à fuir ce lieu maudit sous la parole du Prophète.